Notre organisation: le CRSSS de la Baie-James

Le Centre régional de santé et de services sociaux de la Baie-James (CRSSS de la Baie-James) est issu de la fusion de cinq établissements de santé de la région sociosanitaire du Nord-du-Québec, fusion qui s'est opérée en1996. En 1999, ce nouvel établissement a aussi intégré la Régie régionale de la santé et des services sociaux du Nord-du-Québec, devenant ainsi le seul établissement du Québec à comprendre dans sa mission globale des responsabilités d'agence de santé et de services sociaux (article 530.45 de L.R.Q. S-4.2).


Le CRSSS de la Baie-James est l'unique établissement basé dans la région et offre des services de santé et des services sociaux à la population de la région sociosanitaire du Nord-du-Québec (région 10).

Pour rejoindre la population et les usagers sur l'ensemble de notre territoire et assurer une offre de services à proximité de sa clientèle, le CRSSS de la Baie-James compte une installation dans cinq de ses communautés, que nous désignons par l'expression « centre de santé » et qui correspondent à la mission reconnue des centres de santé et de services sociaux. Nous avons regroupé la gestion de ces installations en deux secteurs :


Le secteur est de la région regroupe les centres de santé (CS) suivants :

  • Chapais : Centre de santé René-Ricard
  • Chibougamau : Centre de santé de Chibougamau

Le secteur ouest de la région regroupe les CS suivants :

  • Lebel-sur-Quévillon : Centre de santé Lebel
  • Matagami : Centre de santé Isle-Dieu
  • Radisson : Centre de santé de Radisson


La sixième installation du CRSSS de la Baie-James est son centre administratif, situé à Chibougamau. On y trouve l'ensemble des directions, sauf celles des services à la clientèle, situées dans les centres de santé.

Le CRSSS de la Baie-James dessert les localités de Valcanton et Villebois en ce qui concerne le financement des soins, des services et des organismes communautaires. Les volets de prévention et de promotion de la santé et l'offre de services sont assurés par entente de service avec le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de l'Abitibi-Témiscamingue (MRC d'Abitibi-Ouest) de La Sarre.

La mission des centres jeunesse est endossée historiquement par les régions du Saguenay–Lac-Saint-Jean, (Centre jeunesse du Saguenay–Lac-Saint-Jean) pour le secteur est, et celle de l'Abitibi-Témiscamingue (Centre jeunesse de l'Abitibi-Témiscamingue), pour le secteur ouest, par ententes de service dûment négociées et signées avec les deux régions.

Notre établissement peut signer une entente avec une agence en ce qui a trait à l'exercice du mandat légal confié à une direction de santé publique. Cette entente est signée avec la région des Laurentides depuis 1997. C'est le directeur de santé publique de cette agence qui est responsable des mandats confiés à l'équipe de santé publique du CRSSS de la Baie-James.

Il est important de mentionner l'organisation particulière du secteur de la santé et sécurité du travail (SST) dans notre région, assumée par deux directions de santé publique différentes. Ainsi, historiquement, la direction de santé publique du Saguenay – Lac-Saint-Jean, assure les services pour les villes de Chapais et Chibougamau, tandis que ceux de Lebel-sur-Quévillon et Matagami sont couverts par la direction de santé publique de l'Abitibi-Témiscamingue. Des travaux sont menés par notre direction de santé publique, afin de clarifier la responsabilité de ce secteur d'activité, son organisation et sa structure pour notre région, qui devra inclure les localités de Radisson, de Villebois et de Valcanton.

Depuis 2007, notre établissement fait partie de deux territoires du réseau universitaire intégré de santé (RUIS) :

Chapais et Chibougamau par le RUIS-Laval (Québec);

Lebel-sur-Quévillon, Matagami, Radisson par le RUIS-McGill (Montréal);

La population crie est desservie par le RUIS-McGill (Montréal).

Qui sommes-nous ?

L'organisation

Le CRSSS de la Baie-James est issu de la fusion de cinq établissements de santé de la région sociosanitaire du Nord-du-Québec, fusion qui s'est opérée en 1996. De plus, en 1999, ce nouvel établissement a aussi intégré la Régie régionale de la santé et des services sociaux du Nord-du-Québec, devenant ainsi le seul établissement du Québec à comprendre dans sa mission globale des responsabilités d'agence de santé et de services sociaux (ASSS).

Le CRSSS de la Baie-James est donc l'unique établissement basé dans la région et offrant des services de santé et des services sociaux à la population de la région sociosanitaire du Nord‑du-Québec (région 10). Son territoire, celui de la Baie-James, est immense avec une superficie totale de 350 000 km2. Les Jamésiens sont regroupés principalement dans les municipalités de Chapais, Chibougamau, Lebel-sur-Quévillon et Matagami. La cinquième, la Municipalité de Baie-James, inclut les localités de Radisson, Valcanton et Villebois. Les distances à parcourir sont très grandes, les communautés sont éloignées les unes des autres et la région est aussi éloignée et isolée des centres urbains.

L'organisation est implantée dans une région jeune et dynamique, riche d'avenir et possédant de plus en plus ce dont elle a besoin pour prendre en charge son développement.

 

Le principe directeur

Pour chaque décision à prendre et geste à poser, un principe directeur doit guider les administrateurs, les gestionnaires, les médecins et les membres du personnel, peu importe le type de travail qu'ils ont à accomplir.

La santé et le bien-être de la population jamésienne ainsi que la qualité des soins et des services forment un tout: notre préoccupation première, notre raison d'être.

Chacun doit aspirer à toujours offrir le meilleur service possible aux clients, les citoyens de la région sociosanitaire du Nord-du-Québec, individuellement et en groupe.

Chacun doit s'engager à assurer un environnement sécuritaire tant pour les usagers, les visiteurs, les bénévoles, que pour le personnel et les médecins.

L'énoncé de la mission

Améliorer et maintenir la santé et le bien-être de la population du territoire sociosanitaire du Nord-du-Québec, en offrant une gamme de services sécuritaires la plus complète, notamment des services de surveillance, de protection, de promotion, de prévention, d'évaluation, d'intervention (diagnostic et traitement), de réadaptation, de soutien et d'hébergement, ainsi que l'accompagnement en fin de vie.

D'un point de vue légal[1], en plus d'exercer les fonctions propres aux missions des centres qu'il exploite, le CRSSS de la Baie-James a pour objet d'exercer les responsabilités d'une agence de santé et de services sociaux et est réputé agir comme une agence. Il endosse les responsabilités prévues à la Loi pour chacune des missions énoncées aux lettres patentes et au permis d'exploitation de l'établissement :

  • Agence (art. 530.45 et 340 à 396);
  • Centre local de services communautaires (CLSC) (art. 80);
  • Centre hospitalier de soins généraux et spécialisés (art. 81 et 85);
  • Centre d'hébergement et de soins de longue durée (art. 83);
  • Centre de réadaptation (services externes) pour personnes souffrant de troubles envahissants du développement (TED), de déficience intellectuelle (DI), pour personnes alcooliques et toxicomanes (art. 84).

Le CRSSS de la Baie-James se définit comme une composante importante et significative de sa communauté. Il veut participer activement à son devenir en planifiant, en coordonnant et en dispensant, pour le bien-être de la population du territoire, un ensemble de services intégrés et continus, et de programmes de santé et de services sociaux qui répondent aux attentes et aux besoins de ses clientèles.

Pour ce faire, le CRSSS de la Baie-James, dans le cadre d'un réseau intégré de services :

  • propose un plan d'action de santé publique;
  • soutient le développement de ses communautés « en santé »;
  • propose un projet clinique et organisationnel;
  • assure des services accessibles, continus, coordonnés et personnalisés;
  • met en place un milieu de vie de qualité pour les personnes hébergées en établissement;
  • met en place un milieu de vie substitut de qualité dans la communauté pour les personnes en perte d'autonomie;
  • mobilise les partenaires et convient avec eux de leur contribution et des attentes respectives.

Dans sa mission d'agence de santé et de services sociaux, le CRSSS de la Baie-James exerce les fonctions nécessaires à la coordination de la mise en place des services de santé et des services sociaux pour la région sociosanitaire du Nord-du-Québec, particulièrement en matière de financement, de ressources humaines et de services spécialisés[2] .

À cette fin, dans sa mission agence, l'établissement a pour objet, entre autres :

de prévoir des modalités et de développer des mécanismes pour informer la population sur son état de santé et de bien-être, la mettre à contribution à l'égard de l'organisation des services et pour connaître sa satisfaction en regard des résultats obtenus;

  • d'élaborer le plan stratégique pluriannuel et d'en assurer le suivi;
  • d'allouer les budgets destinés à l'établissement, d'accorder les subventions aux organismes communautaires et d'attribuer les allocations financières aux ressources privées visées à l'article 454;
  • d'assurer la coordination des activités médicales particulières des médecins soumis à une entente visée à l'article 360 ou à l'article 361.1 de la LSSSS ainsi que des activités, des organismes communautaires, des ressources intermédiaires et des résidences privées d'hébergement et de favoriser leur collaboration avec les autres agents de développement de leur milieu;
  • de mettre en place les mesures visant la protection de la santé publique et la protection sociale des individus, des familles et des groupes;
  • d'exercer les responsabilités qui lui sont confiées par la Loi sur les services préhospitaliers d'urgence (chapitre S-6.2) ;
  • d'évaluer les résultats de la mise en œuvre de son plan stratégique pluriannuel et d'assurer la reddition de comptes de sa gestion;
  • de veiller au respect des orientations et des priorités en matière de santé et de bien-être;
  • d'assurer la surveillance et le contrôle de l'entente de gestion et d'imputabilité conclue entre le président-directeur général et le ministre;
  • d'exécuter tout mandat que le ministre lui confie.

Dans sa mission d'établissement, le CRSSS de la Baie-James a pour fonction d'assurer une prestation de services de santé et de services sociaux de qualité, qui soient continus, accessibles, sécuritaires, et respectueux des droits des personnes et de leurs besoins spirituels et qui visent à réduire ou solutionner les problèmes de santé et de bien-être et à satisfaire les besoins des groupes de la population. À cette fin, l'établissement doit gérer avec efficacité et efficience ses ressources humaines, matérielles, informationnelles, technologiques et financières et collaborer avec les autres intervenants du milieu, incluant le milieu communautaire, en vue d'agir sur les déterminants de la santé et les déterminants sociaux et d'améliorer l'offre de services à rendre à la population.[3]

À cette fin, l'établissement s'assure que les personnes qui requièrent de tels services pour elles-mêmes ou pour leur famille soient rejointes et accueillies, que leurs besoins soient évalués et que les services requis leur soient offerts à l'intérieur de ses installations ou dans leur milieu de vie, à l'école, au travail ou à domicile, ou, si nécessaire, que les services soient dispensés par un établissement, un organisme ou une personne avec lequel il conclut une entente de services. Il s'assure que les services soient dispensés en continuité et en complémentarité. Lorsqu'il ne peut dispenser les services, s'assurer que les personnes soient dirigées vers les centres, les organismes ou les personnes les plus aptes à leur venir en aide.

La vision stratégique

Dans le cadre de sa mission, le CRSSS de la Baie-James se projette sur un horizon de dix ans, et a la volonté d'être reconnu :

  • Pour sa capacité d'être à l'écoute et au service de sa population et de sa clientèle;
  • Pour la qualité et la pertinence de sa réponse aux besoins de la population qu'il dessert;
  • Pour la solidarité et la bienveillance dont il fait preuve envers les personnes et les communautés;
  • Pour son utilisation harmonieuse et responsable des personnes et des ressources à sa disposition;
  • Pour son leadership local et régional en matière de santé et de bien-être, basé sur le savoir, la compétence et l'implication des personnes qui y œuvrent;
  • Pour son milieu de travail humain, mobilisant, sécuritaire et recherché;
  • Comme un modèle dans la promotion de la santé et d'une saine hygiène de vie.

Les valeurs organisationnelles

La raison d'être des services de santé et services sociaux est la personne qui les requiert. De ce fait, il accorde une place prépondérante aux personnes, que ce soit les usagers ou leurs proches, les groupes ou la communauté. L'établissement prend l'engagement de centrer ses décisions et ses actions sur sa population, ses communautés ou sur les usagers en fonction des ressources dont il dispose, tout en travaillant à ajuster celles qui sont nécessaires à l'atteinte de ses objectifs.

Le CRSSS de la Baie-James considère que les ressources humaines sont à la base de l'offre de soins et de services, qu'elles constituent le moteur de l'organisation. C'est pourquoi il leur accorde une place importante et qu'il compte sur leur engagement, leur compétence et leur savoir-être. L'organisation dispose d'un capital humain précieux dont les expériences et les compétences représentent le fondement même de la qualité des services auprès de la clientèle. Les membres du personnel ont la capacité de mettre le réseau et ses partenaires au service du citoyen, en canalisant les ressources de l'organisation pour répondre aux attentes des usagers.

Il importe donc de faire en sorte que chaque personne et chaque groupe de l'organisation puisse développer son potentiel pour le bénéfice des citoyens du Nord-du-Québec et évoluer dans un climat de travail sain. Pour cela, chaque personne évoluant au sein du CRSSS de la Baie-James a des droits et aussi des responsabilités envers ses collègues. Le respect dans les relations interpersonnelles, l'écoute, l'entraide, la collaboration, le travail d'équipe et le partage d'un but commun, la satisfaction des usagers, contribuent à la création du climat de travail sain, où le personnel peut s'épanouir et accomplir sereinement ses tâches et fonctions. Enfin, en accord avec la philosophie d'intervention, le travail d'équipe est une des façons de mieux répondre aux besoins des clientèles qui souhaitent des services intégrés, continus et holistiques.

Le CRSSS de la Baie-James reconnaît la contribution significative des partenaires du territoire dans la prestation des services, notamment des organismes communautaires, et il soutient leurs actions. Il favorise la concertation intersectorielle et respecte l'autonomie des organismes qui y participent.

Le CRSSS de la Baie-James assure la promotion et l'actualisation des valeurs qui serviront de guide à la prise de décision et aux actions en découlant, aussi bien auprès des gestionnaires, du personnel, des bénévoles, des médecins que des partenaires. Ces valeurs représentent des principes et des croyances et traduisent l'engagement de l'établissement à l'égard des personnes et des communautés. Elles s'appliquent aux usagers et à leurs proches également.

L'établissement a traduit ses valeurs à l'intérieur de son code d'éthique et de déontologie « Des valeurs et des principes éthiques et déontologiques »[4].

L'amélioration continue de la qualité des soins et des services

L'établissement s'inscrit dans une démarche d'amélioration continue de la qualité des soins et des services. Pour ce faire, il définit un concept de qualité qui tient compte de plusieurs aspects, soit la satisfaction de la clientèle, la compétence du personnel par la poursuite de normes professionnelles et cliniques reconnues et probantes, la mobilisation du personnel et des médecins, ainsi que par l'utilisation pertinente et optimale des ressources, en évaluant les processus et les résultats obtenus.

La qualité est un concept à plusieurs dimensions, référant à un ensemble de caractéristiques qui favorise le meilleur résultat possible, au regard des connaissances, de la technologie, des attentes et des normes. La dimension technique correspond à la fois au choix du service (pertinence) et à la façon dont celui-ci est produit (efficience). La dimension normative implique le respect par les intervenants des normes professionnelles et l'application des meilleures connaissances possibles. La dimension humaine repose sur la perception qu'ont les personnes de la qualité des services reçus. La dimension organisationnelle porte sur les conditions à travers lesquelles les services sont offerts et comprend cinq aspects : l'accessibilité aux services, la gamme de services offerts, la globalité, la continuité des services proposés et la prestation sécuritaire des soins et des services.

Le respect des individus, des groupes, de la population

L'exercice de toute liberté et de tout droit implique un devoir de tolérance et de respect. Le respect est une attitude qui consiste à ne pas porter atteinte à autrui. Il signifie la déférence qu'on a pour quelqu'un, pour quelque chose, à cause de son excellence, de son caractère, de sa qualité, de son âge. Le respect est lié à la considération que mérite toute personne en raison de la valeur qu'on lui reconnaît et qui influence la façon de se conduire avec elle. La personne est alors considérée sous l'angle de ses forces et de ses capacités. Le respect implique une acceptation de la différence et du rythme de chacun.

L'équité dans la prise des décisions et le partage des ressources

L'équité est un sentiment de justice naturelle et spontanée, fondée sur la reconnaissance des droits de chacun, sans qu'elle soit nécessairement inspirée par les lois en vigueur. C'est aussi le souci d'organiser la coopération sociale selon des principes qui tiennent compte des éventuelles disparités entre les membres d'une même société. Ce sentiment se manifeste, par exemple, lorsqu'on doit apprécier un cas particulier ou concret sans se laisser guider par les seules règles du droit. L'équité est donc un état d'esprit qui veut aller au-delà de ce qui est juste sur le plan légal.

En matière sociale, une répartition équitable ne correspond pas à l'égalité au sens strict. C'est une juste mesure, un équilibre.

Cette valeur repose sur le respect et la reconnaissance des droits et libertés des personnes, sur l'ouverture d'esprit et l'objectivité. Il s'agit d'un juste partage des ressources, des services, des biens d'utilisation commune, tenant compte des disparités existantes, afin de viser la réduction des écarts de santé et permettre une accessibilité similaire aux services à toute la population de notre territoire.

Des communications franches, régulières et tranparentes

La communication est l'action ou le fait de communiquer, d'établir une relation avec autrui, de transmettre quelque chose à quelqu'un, d'informer et de promouvoir son activité auprès du public, d'entretenir son image.

La communication est essentiellement une façon d'être en relation avec l'environnement, ce qui implique entre autres, ouverture, écoute, partage d'informations et rétroaction positive. L'établissement mise sur des communications étroites, claires, rapides, fluides et transparentes dans l'organisation, dans les communautés et auprès des usagers et de leurs proches.

 

§ Philosophie d'intervention et de gestion,

Les bases de la philosophie d'intervention et de gestion

Le CRSSS de la Baie-James est une organisation de santé et de services sociaux, elle en est la principale promotrice, à travers toutes ces composantes. L'organisation, existe pour répondre aux besoins de la population en fonction de sa mission et des ressources dont elle dispose. Chaque personne œuvrant au CRSSS de la Baie-James doit être animée et guidée par le principe directeur « La santé et le bien-être de la population jamésienne ainsi que la qualité des soins et des services forment un tout : notre préoccupation première, notre raison d'être », et souscrire aux valeurs organisationnelles.

Les valeurs organisationnelles se traduisent

dans l'intervention…

L'humanisation et la personnalisation des soins et des services : L'humanisation des soins et des services place la personne au cœur de notre préoccupation et de nos activités. Elle ajoute une dimension d'empathie à nos interventions. La notion de personnalisation invite à adapter, pour chaque personne et chaque situation particulière, nos décisions et nos interventions et ce, dans la mesure des possibilités et des ressources disponibles. Le concept de l'usager est utilisé selon une approche systémique et de ce fait, il intègre la famille et les aidants naturels.

La participation de l'usager, ou son représentant légal, et de ses proches : L'établissement reconnaît l'usager comme un expert. L'usager ou son représentant doit, selon ses capacités, participer aux soins et aux services le concernant. Elle implique la responsabilisation de l'usager ainsi que la reconnaissance de son droit de choisir donc le respect de ses choix.

Les valeurs organisationnelles se traduisent

dans la gestion…

La reconnaissance et la valorisation : L'établissement reconnaît l'importante contribution du personnel et des gestionnaires, ainsi que des médecins, pour l'actualisation de sa mission. La participation et l'engagement du personnel et des médecins sont essentiels au développement d'une organisation de services intégrés et à la prestation de services de qualité. L'établissement s'assure de mettre en place les moyens de reconnaissance appropriés.

La cohérence du discours et des actions : Elle repose sur des liens logiques et harmonieux entre la pensée, le discours et l'action. Elle vise l'application au quotidien des valeurs organisationnelles. La cohérence est la capacité « à dire ce que je fais et à faire ce que je dis ». Il est fondamental que les actions posées soient cohérentes avec le discours soutenu. L'établissement se doit d'agir conséquemment à ses orientations et à ses engagements, et ce, avec efficacité, efficience, compétence, rigueur et équité.

La responsabilisation et l'imputabilité : La responsabilisation se fonde sur la double obligation de démontrer que notre rendement correspond à des attentes convenues d'avance et d'en prendre la responsabilité. Nous sommes tous responsables de ce que nous faisons - ou ne faisons pas - dans notre milieu de travail. Autrement dit, nous avons l'obligation morale ou intellectuelle de remplir un devoir et un engagement, d'exposer ou d'expliquer. Les termes «obligation de rendre compte» et «responsabilisation» s'emploient souvent de façon interchangeable. L'obligation de rendre compte suppose une évaluation du rendement du groupe ou de l'individu touché pour déterminer s'il produit les résultats attendus ou s'il s'acquitte convenablement de certaines tâches et responsabilités. Dès lors, nous avons l'obligation d'informer nos partenaires et les autres intervenants touchés des mesures que nous prenons et des résultats obtenus. Nos collectivités et nos employés s'attendent à nous voir remplir ce devoir, tel qu'il est défini dans nos énoncés de mission, de vision et de valeurs. Cette valeur affirme l'importance de la contribution de chacun à l'atteinte des buts visés. La personne responsable s'engage dans l'action afin d'obtenir les résultats désirés. Elle contribue ainsi à l'atteinte des objectifs fixés et ce, dans la mesure de son rôle et de ses capacités.

La participation du personnel, des médecins et des partenaires : la participation peut se définir par l'adhésion, l'apport, la collaboration, la complicité, la contribution et la coopération de chacun à la réalisation de la mission de notre établissement, à son devenir. La participation peut prendre différentes formes selon le contexte, notamment l'échange d'information, la consultation, l'association aux différentes étapes de la réalisation d'un projet ou la contribution à la prise de décision en fonction du rôle et des responsabilités de chacun, etc. Nous favorisons la participation du personnel, des médecins et des partenaires sur les aspects qui les concernent.

La loyauté et la solidarité : L'établissement assure la promotion des valeurs d'entraide et de collaboration, entre les employés et les équipes. Il considère que le travail en équipe améliore la qualité des soins et des services, de même que la satisfaction du personnel dans l'exercice de ses fonctions. La loyauté se traduit par la fidélité à tenir parole, à respecter ses engagements. Elle réfère à l'honnêteté, à la droiture. La solidarité fait ici référence à l'engagement par lequel deux ou plusieurs personnes s'obligent les unes pour les autres, c'est le sentiment qui pousse les hommes à s'accorder une aide mutuelle

Le courage : Le courage implique d'entreprendre la bonne action, au bon moment, de la bonne manière et sans céder à la facilité lorsqu'une décision s'impose dans le contexte d'une situation difficile. Face à des décisions délicates, l'établissement préconise une communication claire et transparente et se doit de placer en tout temps l'usager au cœur de ses préoccupations et prendre des décisions dans son intérêt, même si ces décisions risquent d'être impopulaires auprès de divers groupes d'influence. Il fait appel à la notion « oser – doser - risquer » et à la capacité de faire des choix conséquents.

§ plan d'organisation

Pour rejoindre la population et les usagers sur l'ensemble de notre territoire et assurer une offre de services à proximité de notre clientèle, le CRSSS de la Baie-James compte une installation dans cinq de ses communautés, que nous désignons par l'expression « centre de santé » et qui correspondent à la mission reconnue des centres de santé et de services sociaux. Nous avons regroupé la gestion de ces installations en deux secteurs :

Le secteur est de la région regroupe les centres de santé (CS) suivants :

  • Chapais : Centre de santé René-Ricard
  • Chibougamau : Centre de santé de Chibougamau

Le secteur ouest de la région regroupe les CS suivants :

  • Lebel-sur-Quévillon : Centre de santé Lebel
  • Matagami : Centre de santé Isle-Dieu
  • Radisson : Centre de santé de Radisson.

La sixième installation du CRSSS de la Baie-James est son centre administratif, situé à Chibougamau et qui regroupe l'ensemble des directions.

Le CRSSS de la Baie-James dessert les localités de Valcanton et Villebois en ce qui concerne le financement des soins, des services et des organismes communautaires. Les volets de prévention et de promotion de la santé et l'offre de services sont assurés par entente de service avec le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de l'Abitibi-Témiscamingue (MRC d'Abitibi-Ouest) de La Sarre.

La mission des centres jeunesse (CJ) est endossée historiquement par les régions du Saguenay – Lac-Saint-Jean, région 02, pour le secteur est, et celle de l'Abitibi-Témiscamingue, région 08, pour le secteur ouest, par ententes de service dûment négociées et signées avec les deux régions.

Tel qu'il est prévu dans la LSSSS, notre établissement peut signer une entente avec une ASSS en ce qui a trait à l'exercice du mandat légal confié à une direction de santé publique (DSP). Cette entente est signée avec la région des Laurentides, région 15, depuis 1997. C'est le directeur de santé publique de cette agence qui est responsable des mandats confiés à l'équipe de santé publique du CRSSS de la Baie-James..

Il est important de mentionner l'organisation particulière du secteur de la santé et sécurité du travail (SST) dans notre région, assumée par deux directions de santé publique différentes. Ainsi, historiquement, la DSP du Saguenay – Lac-Saint-Jean, assure les services pour les villes de Chapais et Chibougamau, tandis que celles de Lebel-sur-Quévillon et Matagami sont couvertes par la DSP de l'Abitibi‑Témiscamingue. Toutefois, des travaux sont menés par notre directrice de santé publique, afin de clarifier la responsabilité de ce secteur d'activité, son organisation et sa structure pour notre région, qui devra inclure les localités de Radisson, de Villebois et de Valcanton.

Depuis 2007, notre établissement fait partie de deux territoires du réseau universitaire intégré de santé (RUIS) :

  • Chapais et Chibougamau par le RUIS-Laval (Québec);
  • Lebel-sur-Quévillon, Matagami, Radisson par le RUIS-McGill (Montréal);
  • La population crie est desservie par le RUIS-McGill (Montréal).

Le CRSSS de la Baie-James emploie dans ses cinq centres locaux de service et au Centre administratif, plus de 630 employés. En 2008-2009, sa masse salariale s'établissait à 34 243 845 millions de dollars. Une Table régionale intersyndicale, réunissant les représentants syndicaux régionaux et la Direction des ressources humaines (DRH), joue un rôle essentiel dans la coordination des accréditations syndicales actives dans l'organisation.


[1] LSSS (S-4.2) articles 530.43 à 530.50

[2] Ibid. articles 340 à 346

[3] Extrait de la LSSS (S-4.2), articles 100 et 101

[4] Le code d'éthique du CRSSS de la Baie-James a été adopté en juin 2005 est sera actualisé au cours de l'année 2009.